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Poèmes & extraits

C'est avec plaisir que j'offre ici à la lecture mes derniers poèmes.

Ils ne sont pas pour autant libres de droit de reproduction, conformément à la propriété artistique.

Je voudrais

Je voudrais sculpter dans la profondeur de ton âme,
Un chemin paré de plumes, de celles que portent les grands chefs,
Ces sages qui n'ont jamais vu les villes.
…/…
Je voudrais dans tes yeux inscrire l’infini des sommets,
La force des ouragans et la profondeur des abysses,
La colère de la houle, la pureté du rire de l’enfant.

 

 Absence
…/…
Entre nous, il y avait ce silence,
Qui fait naître des jardins,
Entre des murs penchés.

 

Poésie
…/…
Vos rivières sur le langage,
Chuchotent à mon cœur déplié,
Des secrets, des sources chaudes,
Des éclaircies dans l’horizon engourdi.

Des perles rient aux éclats sur le tympan de mon cœur,
Des paroles comme des parfums habitent mes silences,
Murmures tendres teintés d’irrévérences,
Vos lettres se pavanent sur la rétine de mes ouvertures.

 

Mon âme

Je te berce mon âme,
Toi à la toison d’orage,
Souffle rauque retenant les mots,
Œil émerveillé même sous l’éclair.
…/…
Dans mes prunelles closes,
Il y a des jardins fleuris,
Tandis que dehors,
On discute de bombes.

 

Mystères de femme
…/…
Tu as les yeux incertains des pays de cocagne,
Ceux aussi des rêves singuliers où dorment les chimères,
La voix suave et profonde de la source,
La silhouette ailée de la gitane et de l'ange.

 

Murmure

J'aime le murmure,
Celui du bleu des songes,
Ce sang des pierres,
Cette mémoire des fleuves.
…/…

 

Un autre monde
…/…
J’aurais voulu recommencer le monde,
Un autre, plus vrai, plus grand, plus beau,
Avec des nouvelles en couleur qui crèvent les écrans,
De révolutions dépourvues de violence.

…/…

Le Mal, j’aurais voulu qu’il brûle,
D’une flamme orangée,
D’un incendie géant,
Et que de lui naisse une cathédrale.

  

 

Voyage

 .../…

J’ai écrit avec l’encre et le kalam,
Ton nom sur un papier qui flotte,
Dans le sable des dunes,
Et dans l’air qui s’ennuie.

 

Ses yeux
…/…
L'archange guettait ses yeux,
Sur le trottoir repenti du rêve,
Teintés d'éclats de rire,
A faire tourner les vents.

 

J’ai rêvé de vivre
…/…
J’ai rêvé d’éparpiller mes ovules et mes semences,
Dans l’univers entier, soumis et à mes pieds.
J’ai rêvé de posséder des brumes et des rivages,
Des cœurs éperdus d’amour qui divaguent.

 

L’orage
…/…
Qui a dessiné dans le ciel,
Ces larges signatures inachevées,
Ces blancs vaporeux devenus noirs,
Ces hurlements soudain devenus muets.

 

J’aurais voulu
…/…
J’aurais voulu dans l’antre des océans,
Voir les méduses, les hippocampes et les crabes géants,
Du haut des cimes éclairées d’Amazonie,
Entendre les singes hurleurs et les perroquets moqueurs.
…/…
J'aurais voulu m'envoler du haut de la falaise,
Porter tous les diamants du monde à mon décolleté,
Avoir autant d'amants qu'il y a de grains de sable,
Rallumer chaque jour jusqu'à l'éternité.

 

Je t’aime
…/…
Je t’aime de ce que tu me connais,
Jusqu’au bout de mes inquiétudes,
Par-delà mes colères, mes excès,
Malgré mes certitudes.

Je t’aime de ce que tu m’attends,
Lors de mes maladies, de mes égratignures,
De mes combats contre les moulins à vent,
De mes défaites, de mes déchirures.

Je t’aime pour l’espoir qui renaît,
Quand tu me prends la main au moment où je tombe,
Pour la vie en couleur que tu m’offrirais,
Même au-delà de la tombe.

 

Je n'ai pas de nom
…/…
J'appartiens au vent quand il respire,
A l'humus quand il se pose sur la terre froissée,
A l'eau qui ruisselle quand elle se fait berceuse,
A la lumière drapée sur l'arbre.

 

 

Mon fils

…/…

J’ai ta légende en partage,
Du début à ma fin,
Dans ma tête étourdie,
En toupies d’aller-retour.

Mon bébé homme, ma graine à moi,
Mon énigme et mon égratignure,
Mon incertitude malgré tes certitudes,
Mon absolu suffrage.

 

J’écris

J’écris pour que tes yeux s’allument,
Que ta voix vienne habiter mon souffle,
Que tes lèvres de loin deviennent,
Les battements fous de ma plume.
…/…
J’écris ton regard dans la lettre des mots,
Pour frôler l’infini de nos pages ?
Dans ce désir tissé de rimes d’or,
De ce soleil refusant sans toi d’exister.

 
Folie
…/…
Dans notre paysage aux reflets rouges,
Nous rions de rire,
De l’absurde des hommes,
De la vie insensée.

Dans la forêt de nos imaginaires,
Les fantômes se fiancent,
Les ombres se faufilent,
Les aboiements se perdent.

 Poésie

Dans le sillon de la vie,
Parfois naissent des mots,
Faisant fleurir les lèvres,
Et allumer un ciel.
…/…
J’aime ces réverbères de paroles,
Lucioles suspendues à l’ombre,
Faisant naître des arbres bleus,
Des respirations de fougères.

 

Liberté

J’écris ton nom sur les rivières de la mémoire,
Sur les légendes oubliées au fond de nos grottes obscures,
Sur les yeux de prière de la misère,
Sur cette voix de silex qu’ont les dictateurs.
.../…
Et dans le silence du soir, je t’entends me dire,
La tête penchée sur l’écorce des arbres,
Qu’il y aura peut-être un demain aux couleurs de marine,
Défiant tout entière leur tyrannie.

 

Les mots enfermés

Mots enfermés,
Au creux des gorges souillées,
Les mots du sang,
Taches sur le mur.
Ceux de dessous les bombes.
…/…
Les mots qu'on tait sous le voile,
Ceux du silence,
Ceux de la désespérance,
Ceux de l'oubli.

Les mots qu'on chuchote,
Brouillard contre brouillard,
Inachevés dans la nuit close,
Pour rien et encore pour rien.

 

Si Jamais

Si jamais la lune te parlait de moi,

Dis-lui que je suis l’eau vive,

L’imprévue, la différente,

L’indomptable.

…/…

Si jamais le ciel te parle de moi,

Dis-lui que je suis l’insolence de son bleu,

Son gris d’avant l’orage,

Sa signature inachevée.

 

 

Cauchemars
…/…
Au fond de moi, un singulier murmure,
Une mer tâchée d’écume,
Un ciel qui écorche les yeux,
Une nuit noire à écouter.

Le silence serre les arbres,
Et l’horizon timide,
Titube dans le lointain,
Comme une vierge ivre.

 

 J’aime ta misère
…/…
J’aime ta misère,
Tes silences de cendres,

Tes nuits sans sommeil où ton âme se fend.

…/…

J’aime ce trop d’humain insolent,

Cette déchirure,

Flottant comme une guenille à la surface.

 

J’aime ta grâce étrange,

Cette brume s’accrochant à la terre,

Sous le poids des froidures.

 

L’écho de toi

Je te lis, amour,

Chaque millième de toi est un mot,

Chaque regard une rime.

…/…

Je voudrais être la brise caressant ton visage,

La bruine, ton habit de rêves,

La rosée, ton oreiller de nuit.

…/…

Je trace mon nom sur tes voiles,

Cette caravelle fendant le vent,

Pour qu’elle réinvente une île.

 

Amitié

Il est dans l’amitié des amours en bataille,

Quand tes mots disent ce que je tais,
Quand de ta tendresse tu fais rire mes larmes,

Et que de ta main, tu retiens mon regard.

 

Je sais la courbe de tes humeurs,
Tu devines le frisson de mes failles,

Quand la nuit s’allonge sur nos écrans,

Et que tu entres dans mes songes.
.../...

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Marie Gagnon © 2020

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